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Trappistan est un néologisme donné à la ville de Trappes. Il signifie qu'elle est considérée comme la ville française étant le plus impliquée dans le développement du djihadisme. Le chercheur Romain Caillet, spécialiste des mouvements djihadistes, affirme que « Trappes est considéré comme l’un des bastions du djihadisme en France »[1].

Utilisation Modifier

Ce néologisme est utilisé depuis le début des années 2010 , d'une part par les services de renseignements français [2] et d'autre part , par les djihadistes [3].

Contexte Modifier

Trappes fait parti du riche département des Yvelines. La ville de 30 0000 habitants a entreprit un vaste programme de réhabilitation. Mais la « population majoritairement de confession musulmane, s'est enfoncée dans le repli communautaire. Commerces halal, associations imprégnées de religiosité, port du voile pour les femmes et du qamis pour les hommes en sont les signes visibles » [4]. Alain Marsaud, député LR des Français de l’étranger, déclare en juillet 2016 que la ville est « gouverné[e] par les islamistes », propos condamnés par le maire socialiste de la commune Guy Malandain[5].

statistiques Modifier

Trappes est la ville la plus touchée en ratio à sa population pour les départs de djihadistes en Syrie. Les chiffres varient de 50 personnes selon un rapport des services français [6] à 80 personnes selon David Thomson [7]. Parmi ces djihadistes, 11 sont morts en Syrie selon un rapport gouvernemental de 2016[8].

Émeute urbaine de Voile intégral en 2013 Modifier

Faits Modifier

Le 19 à Trappes, le mari d'une femme, Hajar, antillaise de 20 ans récemment convertie, contrôlée avec un voile intégral, aurait tenté d'étrangler un policier[9]. Le mari donne une tout autre version[10]. La tension monte[11], certains font le lien avec l'agression de la semaine précédente[12],[13],[14]. Dans la nuit suivante, plus de 200 personnes entament une nuit d'émeute face aux CRS, appelés en renfort, avant de se disperser vers 3 heures du matin à la suite de prières spécifiques au ramadan[15],[16] ; les dégâts sur le mobilier urbain sont importants[17]. Le samedi, les heurts continuent à Trappes et s'étendent notamment à Élancourt, Maurepas et Guyancourt[18],[19]. La situation se calme progressivement les nuits suivantes. Le tribunal de Versailles relaxe le lundi suivant 2 jeunes mis en cause dans des violences contre des policiers et condamne un troisième à 6 mois de prison[20]. Le même jour dans la soirée, le même tribunal juge 2 autres jeunes soupçonnés de jets de pierres et de tir au mortier sur des policiers dans la nuit de samedi à dimanche. Une peine de 10 mois de prison ferme avec mandat de dépôt ainsi qu'une condamnation à 6 mois avec sursis sont jugées. Une troisième personne mineure interpellée doit être présentée à un juge des enfants.

La présidente du tribunal, Françoise Dufour, décide de renvoyer au 19 septembre et 21 novembre 2013 le procès d'autres prévenus[21].

Blessé durant les émeutes, un adolescent de 14 ans a perdu un œil[22] et porte plainte contre la police[23]. Dominique Baudis, défenseur des droits, s’autosaisit du cas[24]. Les 3 policiers ayant procédé à un contrôle d'identité qui a dégénéré à Trappes se sont constitués « partie civile » contre la personne s'y étant opposée. Cette dernière est également soupçonnée d'avoir également porté un coup à la pommette d'un policier. Cette commotion ainsi qu'une trace de strangulation au niveau du cou ont été établies par un certificat médical. Le procureur de la République de Versailles, Vincent Lesclous, requiert le jour de l'audience, le vendredi 20 septembre 2013, une amende de 1 000 euroset 3 mois de prison avec sursis. La décision est mise en délibéré au 8 novembre 2013[25]. Le jugement rendu le 8 novembre 2013 est celui requis par le procureur de la République : une amende de 1 000 euros et 3 mois de prison avec sursis pour s'être violemment opposé au contrôle d'identité de sa femme totalement voilée[26].

L'avocat de la femme entièrement voilée, Modèle:Me Philippe Bataille, le mercredi 11 décembre 2013 à Versailles a demandé l'examen d'une Question prioritaire de constitutionnalité contre la loi portant interdiction du voile intégral dans l'espace public. Le Conseil constitutionnel avait déclaré cette loi conforme à la Constitution avant sa promulgation, en octobre 2010[27]. La femme voilée, poursuivie pour outrages, absente à l'audience, est condamnée le mercredi 8 janvier 2014 à un mois de prison avec sursis et 150 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Versailles. Sa demande de question prioritaire de constitutionnalité est également jugée irrecevable[28].

Commentaires Modifier

Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, juge les violences « inacceptables »[29],[30], de même que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui condamne des violences « inacceptables » au nom du gouvernement[31]. Manuel Valls est sur une ligne de fermeté ; Le Figaro suggère que la gauche « renâcle à se mobiliser » à ses côtés, ce que Valls lui-même dément[32]. Noël Mamère rappelle qu'il a été un des rares députés à toujours être favorable au port du voile dans les écoles et à celui du voile intégral dans l'espace public, au nom de la non-stigmatisation des mulsulmans[33]. La droite fustige le « laxisme »[34],[35] ; Ayrault répond en appelant à une opposition « responsable », tandis que Valls, accusant la droite d'avoir longtemps « dissimulé » les chiffres de la délinquance, appelle à « éviter tous les amalgames »[31].

Les médias internationaux parlent de 'en' : les émeutes pour le voile intégral[36],[37]. JolPress fait un rapprochement ente ces émeutes et celles qui ont touché Londres et Stockholm[38]. Pour Claire de Galembert (chargée de recherche au CNRS, enseignante à l'ENS Cachan), il faut prendre acte de ce que le communautarisme est devenu une réalité et que, dans certains quartiers, l'islam est devenu un vecteur de communication et de dialogue pour construire un vivre-ensemble[39].

Le sociologue Hugues Lagrange estime que l'affaire des émeutes de Trappes « témoigne de notre incapacité à construire un espace public véritablement pluriel et une laïcité ouverte. […] En nous focalisant sur la neutralité de l'espace public nous avons une visée uniformisante et non pas universelle. » Selon Lagrange, « l'expression publique de la religiosité est un aspect central de l'existence de l'identité religieuse, et de ce fait les manifestations ostensibles de la religiosité ont une portée plus significative. Si l'on prétend combattre les dérives possibles vers l'islam politique on n'a pas intérêt à empêcher les expressions ordinaires de la religiosité en islam[40]. »

Jacques de Maillard, professeur de science politique, considère que cette affaire du voile révèle les failles du pacte républicain[41].

Une cinquantaine de députés UMP souhaitent créer une commission d'enquête parlementaire « sur les dérives communautaristes » rencontrées en juillet à Trappes[42].

Actions policières Modifier

« Dans la majorité des cas, tout se passe bien mais quand ce n'est pas le cas, ça vire au pugilat ou à la mini-émeute », dit Nicolas Comte, secrétaire général adjoint du syndicat Unité SGP Force ouvrière. Le nombre des infractions devrait être plus important, mais Nicolas Comte admet « que toute intervention de police est potentiellement génératrice d'émeute ou d'agression de policiers. Quand un fonctionnaire ne se sent pas en sécurité, il ne réalise pas le contrôle. » Les radicaux le savent et essaient de multiplier les émeutes pour supprimer les contrôles[43].

Il semblerait qu'il y ait eu, depuis deux ou trois mois, une recrudescence d'incidents de ce type, liés à un changement de stratégie de la police qui contrôlerait plus, ferait moins de pédagogie, et verbaliserait davantage[44].

Bibliographie Modifier

Les revenants, {{{prénom1}}} {{{nom1}}}, Le Seuil, 2016, ISBN{{{isbn}}}


Voir aussi Modifier

Notes Modifier

  1. Trappes : 60 à 80 jeunes partis en Syrie, franceinter.fr, 29 avril 2016
  2. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/02/03/01016-20170203ARTFIG00335--trappes-un-inquietant-repli-communautaire.php
  3. Les revenants, {{{prénom1}}} {{{nom1}}}, Le Seuil, 2016, ISBN{{{isbn}}}
  4. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/02/03/01016-20170203ARTFIG00335--trappes-un-inquietant-repli-communautaire.php
  5. Après les propos du député LR sur « Trappes gouverné par les islamistes », la ville saisit le procureur, leparisien.fr, 27 juillet 2016
  6. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/02/03/01016-20170203ARTFIG00335--trappes-un-inquietant-repli-communautaire.php
  7. Les revenants, {{{prénom1}}} {{{nom1}}}, Le Seuil, 2016, ISBN{{{isbn}}}
  8. A Trappes, l’islamisme a vaincu la République, Solange Bied-Charreton, valeursactuelles.com, 19 janvier 2017
  9. Le Monde 19 juillet 2013 Lors du contrôle d'identité d'une femme en voile intégral à un arrêt de bus jeudi, la situation a dégénéré. Le mari de cette femme aurait sauté à la gorge du policier qui effectuait le contrôle et a tenté de l'étrangler. Il a donc été placé en garde à vue pour rébellion", explique Christophe Crépin, de l'UNSA-Police
  10. LE figaro 24/07/2013
  11. Le Monde 20/07/2013
  12. lemonde.fr
  13. leparisien.fr
  14. Déclaration de Benoit Hamon sur Facebook, évoquée notamment par lexpress.fr
  15. Le Figaro le 20 juillet 2013
  16. Le Point 19/07/2013
  17. Le Nouvel Obs 20 juillet 2013
  18. RTL le 21/07/2013 Détail des zones de violences
  19. Huffingtonpost le 21/07/2013
  20. [1]
  21. [2]
  22. Rue89
  23. TF1 le 13 août 2013
  24. Le défenseur des droits à le pouvoir de s’autosaisir dans le cas d’un mineur
  25. [3]
  26. [4]
  27. [5]
  28. [6]
  29. La gauche est divisée Le figaro 21 juillet 2013
  30. les Verts accusent la police d'islamophobie
  31. 31,0 et 31,1 « Trappes : «Ce qui s’est passé ces derniers jours est inacceptable» pour Ayrault », Libération, 22 juillet 2013
  32. Le figaro 22/07/2013
  33. Rue89 22 juillet 2013 Commentaires de Noël Mamère
  34. Le Monde 20 juillet 2013
  35. [7]
  36. CBS news
  37. [8]
  38. JolPress le 24/07/2013
  39. Les échos le 24/07/2013
  40. Le Monde 24 juillet 2013
  41. Lemonde.fr du 23 juillet 2013 par Jacques de Maillard (professeur de science politique à l'université de Versailles-Saint Quentin et directeur adjoint du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip).
  42. Voir sur rtl.fr.
  43. Le figaro 21/07/2013.
  44. Le Nouvel Obs 22/07/2013 d’après le sociologue Michel Kokoreff, professeur à l'université Paris 8 Saint-Denis, coauteur de Refaire la cité. L'avenir des banlieues (La République des idées/Le Seuil).

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