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<th scope=col colspan="2" style="text-align:center;background-color:#4682B4;color:#FFFFFF">Fonctions <tr> <th scope=col colspan="2" style="text-align:center;background-color:#B0C4DE;color:#000000">Comité politique national du NPA <tr> <th colspan="2" style="text-align:center;background-color:#4682B4;color:#FFFFFF">Biographie <tr> <th scope=row >Date de naissance <td >7 juillet 1951 <tr> <th scope=row >Lieu de naissance <td >Donostia-San Sebastian <tr> <th scope=row >Nationalité <td >Française <tr> <th scope=row >Parti politique <td >NPA <tr> <td class="navigation-only" colspan="2" style="border-top: 2px #4682B4 solid; font-size: 80%; background:inherit; text-align: right;">modifier Consultez la documentation du modèle</td>
Pedro Carrasquedo

Pedro Carrasquedo (né en 1951 à Saint-Sébastien, Guipuscoa, Pays basque) est un homme politique français d'obédience trotskyste. Il est membre de la Commission exécutive et du Bureau national de la CGT-Culture et membre du Comité politique national du NPA. Il est archiviste-bibliothécaire au musée national du château de Pau (Pyrénées atlantiques) et délégué du personnel des chargés d’études documentaires ( élu titulaire CGT) au ministère de la Culture.

Biographie Modifier

Origines, émigration, scolarité Modifier

Pedro Carrasquedo est né le 7 juillet 1951 à Donostia-San Sebastian, capitale de la province basque de Gipuzcoa dans l’Etat espagnol.

Son père était ouvrier électricien et sa mère couturière. Son grand-oncle, Jacinto Carrasquedo Olarra, est connu comme un des principaux auteurs de pièces de théâtre en langue basque de Gipuzcoa dans les années 50.

En 1957, la famille émigre à Paris et s’installe dans le quartier de Belleville (XXe arrondissement).

Son parcours scolaire le mène de l’école communale de Belleville, rue Ramponneau au collège d’enseignement général de la rue Pelleport puis au lycée Voltaire où il fait la connaissance de lycéens qui, eux aussi, à la veille de la grève générale de 68, s’engagent très tôt dans le combat politique. Parmi eux, François Sabado et Pierre Rousset, qui feront partie par la suite des dirigeants de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire).

Etudes, débuts politiques et syndicaux Modifier

Pedro Carrasquedo choisit, pour sa part, dès 1967, la voie de l’engagement dans l’autre branche qui se réclame du trotskysme, celle du « lambertisme », avec d’autres lycéens : Yvon Bureau, (cf. site Les amis de l’Egalité), Dominique Calmé…

Il participe activement à la grève générale de 1968 et sera le dernier secrétaire du cercle de la Fédération des Etudiants Révolutionnaires (FER) du lycée Voltaire avant la dissolution de la FER et de plusieurs autres organisations révolutionnaires par de Gaulle-Marcellin le 12 juin1968.

En septembre 1969, le bac littéraire en poche, il entre à l’université de Paris IV-Sorbonne.

Il intègre l’Institut Hispanique et milite syndicalement au sein de l’UNEF. Il est alors membre de la Fédération des groupes d’Etudes de Lettres (FGEL-UNEF) et de son groupe d’études d’espagnol (GEE-UNEF) de la rue Gay Lussac. Il s’inscrit en licence et maîtrise d’espagnol.

En janvier 1971, il participe tout naturellement à la création de l’UNEF-Unité syndicale à la suite de la scission imposée par la tendance liée à l’Union des Etudiants Communistes (UEC) qui n’acceptant pas d’être minoritaire créa l’UNEF-Renouveau.

En 1974, sollicité par son parti, l’Organisation communiste internationaliste (OCI) dirigée par Pierre Lambert, dit Boussel, pour devenir permanent au siège national, rue du Fg St- Denis (Xe arrondissement), il quitte l’Université.

OCI, MPPT, PT Modifier

Il entre quelque temps après au Comité Central de l’OCI qui deviendra PCI(centre international de reconstruction de la IVe Internationale) en 1981. C’est dans ce parti qu’il militera avec d’autres camarades avec lesquels il se liera d’une amitié définitive, tels Jean-Paul Cros, Benjamin Stora, Pierre Broué, Daniel Petri…Il y côtoiera également des militants aux destinées diverses, comme Cambadélis, dit Kostas, (député PS de Paris), Denis Sieffert (Politis), Laurent Mauduit, un des meilleurs journalistes économiques actuels, ( Mediapart) François Chesnais ( NPA) etc. .

En 1985, à la création du Mouvement pour un parti des travailleurs (MPPT) qui deviendra Parti des travailleurs (PT) en 1991, il intègre le bureau national du MPPT puis du PT jusqu'’à son exclusion de 1992. Le prétexte de cette exclusion : une supposée « rupture du centralisme démocratique ». La véritable raison : des désaccords politiques profonds sur le devenir du parti, ses méthodes de construction et le refus de la création d’un « Parti des travailleurs » autoproclamé, simple projection du PCI sous une autre étiquette au lieu d’être un authentique point de départ pour un parti ouvrier de masse.

De 1974 à 1992, il aura assumé au sein de ces organisations diverses responsabilités : responsable de secteurs et régions, ainsi que journaliste au sein du Comité de rédaction de l’hebdomadaire Informations Ouvrières (carte de journaliste n° 67709). Il a en charge plusieurs mandats dans l’activité internationaliste : la Catalogne, clandestinement, une semaine par mois, plusieurs années avant la mort de Franco et la tentative, malheureusement avortée, d’y reconstruire le Parti Ouvrier d’Unification Marxiste (le POUM d’Andres Nin) ; la question nationale basque et les rapports du PCI avec les nationalistes basques  avec des discussions avec Herri Batasuna et le député Jon Idigoras ; l’Amérique Latine.

A ce titre, il aura régulièrement en charge la traduction, lors des meetings et rencontres internationaux des militants tels que :

-César et Guillermo Lora (POR-Parti Ouvrier révolutionnaire bolivien)

-Ricardo Napuri (dirigeant péruvien d’origine argentine, l’un des derniers secrétaires de Che Guevara).

-Moises Moleiro, député et doyen de l’Assemblée nationale vénézuélienne et avec lequel fut réalisé le Tribunal International contre la dette des peuples, Caracas, 1988.


Sur le terrain du combat démocratique il fut chargé de la création, avec ses camarades de parti Benjamin Stora, ( qui deviendra par la suite l’historien que l’on connaît), et le militant algérien Khaled Melhaa, du Comité National de Défense des Droits des Travailleurs Immigrés (CNDTI) une des rares organisations en France, ces années-là, à dénoncer et à combattre les camps de rétention administrative contre les sans-papiers, (créés par une loi Mitterrand-Deferre-Le Pors du 29 octobre 1981) luttant ainsi pour la régularisation de tous les sans-papiers et contre le racisme.

Parmi le comité de parrainage du CNDTI, on pouvait trouver à l’époque de sa création, entre autres : Maître Yves Dechezelles, avocat au Barreau de Paris, qui fut un grand défenseur des militants algériens pourchassés pendant la guerre d’Algérie, Jean Rouch, cinéaste, ethnologue, Michel Leiris, écrivain, ethnologue, Pierre Broué, historien, Jacqueline Lamba, artiste-peintre, compagne d’André Breton, Daniel Guérin, écrivain, Denis Langlois, avocat, écrivain, Félix Guattari, philosophe, Alex Métayer, comédien, Gérard Bloch, mathématicien, Barbe, dessinateur, etc. Tout ce travail, fruit d’une activité collective de militants disparaîtra très rapidement après l’exclusion de Pedro Carrasquedo et de ses camarades.

Exclusion du PT, création de La Commune Modifier

Avec Pedro Carrasquedo, furent également exclus le 10 mai 1992, trois autres membres du Comité central : Jean-Paul Cros, trotskyste depuis 1964, qui dirigeait l’Herault, Antonio Guzman, responsable de l’appareil technique et Alexis Corbière, responsable du travail jeunes. 120 militants se solidarisèrent des exclus et se joignirent à eux pour créer le Groupe La Commune, d’abord en tant que fraction publique du PCI puis en tant qu’organisation avec son journal mensuel La Commune et ses statuts. Sur le plan international, la Commune rejoignit les Morénistes argentins, dont les continuateurs sont aujourd’hui le Movimiento socialista de los trabajadores (MST). Ce regroupement, qui englobe également d’autres courants et organisations en Amérique latine, en particulier au Venezuela et au Brésil, mais aussi en Biélorussie et dans l’Etat espagnol est à ce jour sympathisant de la IVème internationale ;

Le 10 mai 1992, Pedro Carrasquedo et sa compagne Françoise seront arrêtés pour avoir hébergé des militants indépendantistes basques. A l’issue d’une garde-à-vue de quatre jours, Pedro Carrasquedo sera inculpé par la juge antiterroriste Laurence Levert pour « association de malfaiteurs à titre principal ou connexe ». Une campagne internationale pour la levée de son inculpation et de celle de ses co-inculpés se développa alors. La pétition internationale recueillit des milliers de signatures, parmi lesquelles celles de Gilles Perrault, Claude Bourdet, Théodore Monod, Yves Dechezelles, Pierre Broué, Benjamin Stora, Alain Krivine, Maurice Rajsfus, Michel Lequenne, Jean Ziegler, Ignacio da Silva, dit « Lula » etc. Grâce à cette campagne internationale et à son avocat, maître Jean-Jacques de Felice, il fut relaxé, ainsi que trois autres inculpés au procès de 1995.

Le NPA Modifier

En 2009, à la veille de la fondation du Nouveau Parti anticapitaliste, (NPA), l’organisation La Commune se dissout et intègre le NPA où elle devient simple courant. Pedro Carrasquedo sera ainsi l’un des délégués pour le Pays basque au congrès de fondation du NPA les 6, 7 et 8 février 2009. Depuis, ses membres ont adhéré à la création, le 1er décembre 2013, du courant gauche dans le NPA : Anticapitalisme et Révolution.

Annexes Modifier

Liens externes Modifier


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