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Nicole Klein, née le 29 février 1952 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine, Île-de-France), est un haut fonctionnaire français.

Son parcours est atypique. Elle débute comme documentaliste à la Documentation française puis elle passe et progresse au sein de la préfectorale. Elle alterne ensuite selon les partis au pouvoir entre, d'une part, des fonctions en ministère, tout d'abord dans la culture et la communication, puis dans la construction et, d'autre part, des fonctions en région. Elle dirige en particulier la mise en place d’une nouvelle structure dans le domaine de la Santé, les Agences régionales de santé (ARS), en Aquitaine et gère à ce titre une crise sanitaire majeure provoquée la bactérie Escherichia coli, qui fait la Une de l’ensemble des médias. Revenue en Île-de-France, comme préfet de Seine-et-Marne, elle est également sollicitée par le ministre François Lamy pour participer à la redéfinition de la politique de la ville.

Parcours Modifier

Sa carrière débute comme documentaliste à la Documentation française. Après un passage par l’École nationale d’administration (promotion Fernand Braudel[1], 1985-1987) et un master en sciences de l’information de l’université de Simmons à Boston (Massachusetts), elle est nommée en 1987 administrateur civil de 2ème classe affecté au ministère de l’intérieur. Elle a ensuite été détachée en qualité de sous-préfet de 2ème classe, directeur du cabinet du commissaire de la République du département du Gard entre août 1987 et juillet 1989[2].

Nommée en 1989 chef de cabinet de Catherine Tasca, ministre délégué de la communication auprès du ministre de la culture, de la communication, des grands travaux et du bicentenaire (Jack Lang), elle a ensuite été chargée de mission au cabinet du Premier ministre, Michel Rocard, entre septembre 1990 et mai 1991, chargée du droit des femmes[3]. Entre juillet 1991 et 1993, Nicole Klein revient au ministère de la culture, toujours dirigé par Jack Lang, comme chef du département de la diffusion et de l’insertion professionnelle à la Direction de la musique et de la danse[2].

En mars 1993, la droite revient au gouvernement. Elle quitte les cabinets ministériels et se voit proposer comme point de chute la Banque mondiale. Elle est détachée à la Banque mondiale à Washington, en tant que spécialiste en gestion des services publics dans le département technique de la région Afrique[4]. En août 1995, elle revient en France, dans la préfectorale comme sous-préfète à Carpentras. Avec le retour de la gauche au gouvernement, et Jospin comme Premier ministre, elle se voit proposer à nouveau un poste dans les équipes ministérielles. Elle rejoint le ministère de l’Intérieur comme chef du service de l’information et des relations publiques de septembre 1997 à novembre 2000[2].

Elle repart ensuite en préfectorale comme secrétaire générale de la préfecture de la Loire-Atlantique de novembre 2000[5] à janvier 2002. En janvier 2002, et cette fois sous un gouvernement de droite, elle est nommée à Paris, mais dans un domaine entièrement nouveau : elle devient adjointe au directeur général de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction, sous l’autorité conjointe des ministères de l’Équipement et du Travail. Le 27 septembre 2005, Nicole Klein est nommée inspectrice générale de l’Equipement[2].

Entre janvier 2006 et juin 2008, elle est préfète déléguée pour l’égalité des chances auprès du préfet du Nord-Pas-de-Calais, avant d’être nommée le 27 juin 2008 préfète des Hautes-Alpes[6],[7].

Elle est nommée le 1er octobre 2009 responsable préfiguratrice de l’Agence régionale de santé d’Aquitaine, une structure nouvelle (avec comme collègue dans la même fonction pour l’Île-de-France, un ancien ministre de la Santé, Claude Évin)[8], puis directrice de l'ARS le 1er avril 2010[9],[10]. Elle participe au premier anniversaire de ces agences régionales de santé, marqué par un colloque à Marseille [11] . Et peu de temps après, en juin 2011, elle est confronté dans le territoire dont elle a la charge à une contamination majeure par la bactérie Escherichia coli, qui conduit à l'hospitalisation en urgence de sept personnes, générant une inquiétude. Elle prend en main la communication des pouvoirs publics sur cette épidémie dont la presse régionale et nationale se fait largement écho, anime des points presse réguliers et enclenche une recherche de traçabilité [12], [13], [14], [15], [16].

Elle a pris les fonctions de préfète de Seine-et-Marne le 30 juillet 2012[17]. Depuis le 30 octobre 2012, elle a été nommée également coprésidente du groupe de travail sur la géographie prioritaire au ministère délégué à la Ville, l'autre coprésident étant le sénateur Claude Dilain. Cette instance de concertation, mise en place par François Lamy, doit redéfinir les zones bénéficiant de crédit au titre de la politique de la ville en France[18], avec un zonage se substituant à l’enchevêtrement de zonages actuels : zones urbaines sensibles (loi d'aménagement du territoire de 1995) se redécoupant en zones de redynamisation urbaine et en zones franches urbaines , quartiers de la rénovation urbaine définis en 2003 dans le Programme national de rénovation urbaine, et Contrats urbains de cohésion sociale mis en place en 2006[19].

Distinctions et médailles Modifier

Officier de la Légion d’honneur par décret du 13 juillet 2011 (chevalier du 15 janvier 2002)


Notes et références Modifier

  1. Notice « Klein, Nicole, Gisèle, Rosine » (haut fonctionnaire, née en 1952), page 1217 in Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, Modèle:44e édition pour 2013 éditée en 2012, 2371 p., 31 cm (ISBN 978-2-85784-053-4).
  2. 2,0, 2,1, 2,2 et 2,3 Nicole Klein, « directrice préfiguratrice » de l’ARS d’Aquitaine, 2009
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  10. Radio France-Culture, « État des lieux de l'hôpital public », avril 2012
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