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Tout le monde connait l'expression « idiot du village ». Elle désignait en général un gamin, ou un jeune homme malchanceux dont le cerveau avait tendance à tourner un petit peu moins vite que les autres. C'était en général la personne que les enfants adoraient persécuter avec cette cruauté et perversion propre à la jeunesse. Elle devait faire face aux sobriquets de tout genre, aux farces de plus ou moins bon gouts et à parfois des blessures physiques qui pouvaient se révéler sérieuses suivant les cas. Avec l'exode rural, cette expression connut un certain déclin et ces idiots du village furent plus discrets, moins montrés du doigt dans une nouvelle société ou l'on ne connait le nom de son voisin que grâce à sa boite aux lettres.

En Suisse, ce personnage est souvent appelé un "Kernitou".


Adolescent, Kernitou vit avec sa cousine de 12 ans, dont il est amoureux. Lors de leur première relation sexuelle, il tente de la sodomiser et s'interroge sur le fait que la petite crie sans arrêt. Pouvez-vous résoudre notre problème ? demande-t-il candidement à son professeur. Plutôt que de s'étonner de l'âge de l'enfant et du lien familial qui unit les deux cousins, plutôt que d'expliquer les cris tout simplement par la démonstration évidente que la sodomie ne plaisait pas du tout, le professeur a d'abord recommandé l'usage d'un lubrifiant, exposant à coups de détails anatomiques et scientifiques que la pénétration anale n'est pas aussi aisée que la pénétration vaginale.

La vie de Kernitou était, après tout, à peu près régulière. C'est après le boulot qu'il allait se défouler au bistrot avec ses collègues de travail. Après onze ou douze heures de pénible labeur, c'était la détente. Kernitou payait la tournée et, une fois lancé, ne s'arrêtait plus ; la bière coulait à flots. Joyeux luron, il chantait jusqu'à point d'heure avec ses potes. On dit qu'un vendredi soir de paye, il entra au café et s'y installa carrément jusqu'au mercredi ! Il changea d'innombrables fois de place de travail.


À 36 ans, Kernitou convole en justes noces ; c'est, bien sûr, dans un bistrot qu'il découvre l'âme soeur. Une « cafetière », dénommée Anna-Barbara Sauser, veuve et fin cordon-bleu, devine en Kernitou le bon parti pour leur tenir compagnie, à elle et à son fils. L'épouse apporte, entre autres, un canapé, et Kernitou... une pendule. Mais le mariage n'a pas assagi Amédée. Ainsi, il arrivait que la « cafetière » se fît cruche : un soir, Kernitou rentre fort tard et bien éméché ; « vidé » (quoique !), il va s'asseoir sur le canapé. La « cafetière » bondit : « Tu ne t'assieds pas sur mon canapé ! » Sans s'énerver, Kernitou va, alors, chercher un drap, en couvre la pendule et réplique : « Puisque je ne peux plus utiliser ton canapé, tu ne pourras plus regarder ma pendule. »

Sur le point de devenir papa Kernitou se distingue: Kernitou tourne comme un lion en cage dans la salle d'attente de la maternité : Sa femme est en train d'accoucher. Après quatre heures de solitude angoissée (et huit paquets de clopes), un autre bonhomme, M. Milliquet, entre.

  • Il est dans le même état. Il se passe à nouveau quatre heures horribles, puis l'infirmière vient, s'approche de Milliquet et lui dit :
  • Félicitations ! Vous êtes père d'un joli garçon !
  • Et Kernitou d'intervenir : - Excusez-voir, Mademoiselle, mais j'étais là avant !

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