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Jean-Jacques Debacq, né le 2 novembre 1952 à Nantes (Loire-Atlantique), est un préfet français, directeur de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI).

BiographieModifier

Jean-Jacques Debacq est veuf et père de deux enfants. Il a fait ses études au Collège Saint-Stanislas à Nantes et secondaires au lycée Jules-Verne à Nantes. Il est titulaire d’un DEA de droit public de l’université de Nantes et d’un DEA de Sciences politiques de l’Université de Rennes.

Carrière professionnelle

  • 1977 : Chargé de cours au centre universitaire et à la faculté de Droit et de Sciences politiques de Nantes.
  • 1980 : Assistant parlementaire du député socialiste du Finistère Louis Le Pensec
  • 1981 : Chef de cabinet du ministre de la Mer Louis Le Pensec
  • 1983 : Chef de cabinet du ministre de la Mer Guy Lengagne
  • De 1984 à 1988 : Secrétaire général de la société centrale du crédit maritime mutuel
  • De 1988 à 1992 : Conseiller puis directeur-adjoint de cabinet du ministre des DOM-TOM Louis Le Pensec
  • De 1992 à 1993 : Directeur de cabinet et haut fonctionnaire de défense auprès du ministre Louis Le Pensec
  • 1993 : Préfet, représentant du gouvernement à Mayotte
  • 1994 à 1996 : Préfet hors-cadre, chargé de mission à l’INRA, Institut national de la recherche agronomique
  • 1997 : Conseiller du ministre de l’Agriculture et de la Pêche Louis Le Pensec
  • 1998 : Préfet de l’Orne
  • 2001 : Préfet des Pyrénées-Orientales
  • 2002 : Directeur-adjoint de l’IHEDN, l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale
  • 2006 à avril 2011 : Directeur du programme interministériel du contrôle automatisé au ministère des Transports, de l’Équipement du Tourisme et de la Mer, devenu ministère de l’Écologie
  • Depuis avril 2011 : Directeur de l’ANTAI, Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions, établissement public rattaché au ministère de l’intérieur. D'après le site Mediapart, qui affirme avoir retrouvé la trace d’une douzaine de contraventions depuis la fin 2010, M. Debacq, chantre de la chasse aux fraudeurs et de la tolérance zéro, s’est ainsi défaussé d’au moins 700 euros de contraventions portant sur des stationnements gênants ou des excès de vitesse immortalisés par des radars automatiques. Et cela sans perdre le moindre point sur son permis, grâce à des courriers où il précise par exemple que « le conducteur du véhicule n’a pas été identifié. » Pourtant, une bonne partie de ces infractions ont été verbalisées le week-end, alors que M. Debacq ne dispose d’un chauffeur qu’en semaine.
  • Octobre 2013 : Démissionne de ses fonctions de directeur de l'ANTAI

Autres fonctions (électives)

  • De 1984 à 1989 : Administrateur du port autonome de Nantes-Saint-Nazaire
  • De 1983 à 1989 : Adjoint au maire de Donges (Loire Atlantique)

Principales actionsModifier

Carrière de conseiller auprès du ministre Louis Le PensecModifier

Jean-Jacques Debacq a passé près de dix ans en cabinet ministériel dont cinq ans au cabinet du ministre de l’Outre-Mer (1988-1993), en tant que conseiller puis directeur adjoint de cabinet et enfin directeur de cabinet. Tout au long de ces dix ans, il a eu un rôle très avancé dans l’élaboration de solutions aux crises en Outre-Mer. Jean-Jacques Debacq a notamment été un acteur clé dans la définition et la mise en œuvre des politiques suivantes :

Les accords de Matignon-Oudinot pour la Nouvelle-Calédonie :Modifier

Suite à la signature des accords de Matignon (1988) sur la Nouvelle-Calédonie, Jean-Jacques DEBACQ a collaboré très étroitement avec Jean-Marie Tjibaou pour assurer leur mise en œuvre opérationnelle au sein des accords dits « Oudinot » (juin 1988).

La suspension des essais nucléaires français dans le Pacifique :Modifier

En tant que directeur de cabinet, il s’est investi de manière très importante dans l’élaboration des mesures du « Pacte de progrès pour la Polynésie française ». Le pacte de 1992 visait à compenser la suspension des essais nucléaires à Mururoa. L’ensemble des mesures a permis de repenser le soutien financier de la métropole à l’égard de l’Outre-Mer. « Le pacte de progrès » deviendra par la suite une loi programme.

L’élaboration du programme Phèdre en Guyane :Modifier

Jean-Jacques Debacq s’est investi dans l’élaboration et la mise en place du programme Phèdre - Programme Hermès de Développement Régional – visant à accompagner le programme Ariane d’un développement économique et social pour la Guyane.

La création de l’Organisation commune du marché de la banane :Modifier

Jean-Jacques Debacq a également contribué à la création de l’Organisation commune du marché de la banane (négociée en 1992 au sein de la Communauté européenne) afin de sauver la production de la banane des Antilles. Enfin, il a participé pendant dix ans à l’élaboration de solutions pour des situations économiques, sociales et politiques difficiles. À titre d’exemple, il s’est investi dans la réorientation économique de Saint-Pierre-et-Miquelon, dans la résolution de la crise économique et sociale « les troubles du Chaudron » à la Réunion en élaborant et déployant 50 mesures, et enfin dans l’élaboration du plan de reconstruction et de développement en Guadeloupe suite au passage de l’ouragan Hugo.

Carrière de haut fonctionnaire : gestionnaire et rénovateurModifier

En tant que directeur du Projet Interministériel du Contrôle Automatisé (DPICA), Jean-Jacques DEBACQ a œuvré, dès l’origine, pour le développement du contrôle automatisé des infractions routières en France. Il poursuit actuellement cette action en tant que directeur de l’Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions (ANTAI)

L’Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions a automatisé le traitement des infractions à la circulation routière et gère ainsi la dématérialisation de la chaîne contraventionnelle. Elle a pour objet la modernisation de l’Etat et vise également à assurer l’équité entre les contrevenants.

Gestionnaire et rénovateur, Jean-Jacques DEBACQ a encouragé la diversification des moyens de contrôle. Bien plus encore, il s’est investi pour la modernisation des moyens de l’Etat et déclare ainsi : « la vocation de l’Agence est également de tirer les leçons du contrôle automatisé, et notamment de la dématérialisation de la chaîne pénale. C’est à ce titre que nous avons été chargés de développer le PVe, c’est-à-dire la verbalisation électronique des infractions aux règles de stationnement ».

L’action de l’ANTAI contribue à rendre les routes de France plus sûres. Jean-Jacques DEBACQ affirme : « à la question de savoir combien ça rapporte, je réponds très sérieusement : 3 000 vies par an. C’est le plus important. Cela évite que 2 000 enfants deviennent orphelins [chaque année], et aussi 12 000 blessés plus ou moins graves chaque année ».

Sous l’impulsion de Jean-Jacques DEBACQ, l’ANTAI élargit son périmètre notamment en se préparant à la verbalisation des ressortissants de l’Union européenne dans le cadre d’échanges bilatéraux [11]. et de l’application de la directive européenne du 25 octobre 2011 « facilitant l’échange transfrontalier d’informations concernant les infractions en matière de sécurité routière ». Passion pour l’enseignement

Parallèlement à sa carrière de haut fonctionnaire, Jean-Jacques Debacq a toujours enseigné.

De 1991 à 1993, il enseigne en tant que maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris (IEP Paris) en droit public ; de 1996 à 1999, il est professeur associé à l’Université de Reims-Champagne-Ardenne ; de 2003 à 2006, il enseigne à l’Université de Paris 13. Depuis 2006, il est professeur associé à l'Université de Lille 2 en Master II de Défense et Sécurité

Passionné par la transmission de connaissances, il a notamment rejoint pendant quatre ans la direction de l’IHEDN. Étrange passion pour un haut fonctionnaire qui se prenait pour un roi sans qui rien ni personne ne pouvait exister.


Jean-Jacques DEBACQ est chevalier de la Légion d’honneur, officier du mérite agricole, chevalier du mérite maritime et chevalier des palmes académiques

RéférencesModifier

Acteurs publics, 10/02/2011.

Le Figaro, En 2011 des PV électroniques pour lutter contre la fraude, 02/07/2011.

Le Parisien, Dans les coulisses de l’usine à PV, 29/10/2011.

Rencontre avec Pere Navarro, 02/02/2012.

Le Figaro, De plus en plus de PV par videosurveillance, 24/05/2012.

Site web de l’ANTAI.

Site du ministère de l’intérieur : Vidéo de l’intervention au débat « un contrôle simple et efficace » lors des rencontres d’acteurs publics le 3 juillet 2012

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