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Alexis Corbière en 2012. <tr><th scope=col colspan="2" style="text-align:center;background-color:#4682B4;color:#FFFFFF">Fonctions <tr> <th scope=col colspan="2" style="text-align:center;background-color:#B0C4DE;color:#000000">Conseiller de Paris <tr> <td colspan="2" style="text-align:center">En fonction depuis le 16</td> <tr> <th scope=col colspan="2" style="text-align:center;background-color:#B0C4DE;color:#000000">Premier adjoint à la Maire du 12e arrondissement <tr> <td colspan="2" style="text-align:center">En fonction depuis le 18</td> <tr> <th colspan="2" style="text-align:center;background-color:#4682B4;color:#FFFFFF">Biographie <tr> <th scope=row >Date de naissance <td >Erreur de script <tr> <th scope=row >Lieu de naissance <td >Béziers (Hérault) <tr> <th scope=row >Nationalité <td >Française <tr> <th scope=row >Parti politique <td >PG <tr> <td class="navigation-only" colspan="2" style="border-top: 2px #4682B4 solid; font-size: 80%; background:inherit; text-align: right;">modifier Consultez la documentation du modèle</td>
Alexis Corbière

Alexis Corbière est une personnalité politique française née le Erreur de script à Béziers. Il est secrétaire national du Parti de gauche (PG) en charge notamment de la lutte contre l’extrême droite, Conseiller de Paris et Premier adjoint à la Maire du 12e arrondissement depuis 2001.

À partir de la campagne présidentielle de 2012, il est invité dans différents médias télévisés ou radios, notamment LCP, i>Télé, LCI[1] ou BFM TV. Il intervient encore régulièrement dans les Grandes Gueules sur RMC[2] ou sur BFM TV[3] pour commenter l’actualité politique. Il anime un blog politique[4].

Parcours politique Modifier

Militant trotskyste Modifier

Fils d’un père agent EDF et d’une mère sans profession, il anime en novembre et décembre 1986 dans son lycée la grève contre le projet de loi Devaquet et débute là son engagement politique dans l’organisation trotskyste Parti communiste internationaliste (PCI) de Pierre Lambert qui vient alors d’être affaiblie par le départ de la quasi-totalité de ses militants étudiants — soit près de 400 personnes qui dirigeaient le syndicat UNEF-ID — vers le Parti socialiste sous l’impulsion de Jean-Christophe Cambadélis, aujourd’hui député PS.

Alexis Corbière devient l’un des animateurs nationaux de la petite organisation de jeunesse « lambertiste », l’Alliance des jeunes révolutionnaires (AJR), dont il sera un des secrétaires nationaux. En 1988, il s’engage dans la campagne présidentielle de Pierre Lambert (candidat sous son vrai nom Pierre Boussel) présenté par le Mouvement pour un parti des travailleurs (MPPT), qui ne recueillera que 0,38 % des suffrages.

Fichier:AC lambert 88.JPG

De 1987 à 1990, il milite dans le milieu étudiant de Montpellier. En septembre 1990, à la demande de Pierre Lambert, il vient vivre à Paris pour aider au développement de l’AJR et son journal L’Étincelle. Pour cela, il est élu membre du Comité Central du PCI.

Lorsqu'il en est un des secrétaires nationaux, les campagnes de l’AJR sont tournées contre le travail précaire dans la jeunesse, pour la fermeture des Centres de rétention administratifs (c’est à cette occasion qu’il rencontre l’avocat Gilbert Collard[5], aujourd’hui député FN mais qui militait à cette époque pour le droit d'asile et la défense de l'immigration), la Guerre du Golfe, la solidarité avec les peuples de l’Est qui se soulèvent contre les bureaucraties staliniennes (il se rendra en Roumanie et en Pologne), etc.

Mais des désaccords l’opposent progressivement à l’orientation de ce parti, qu’il juge auto-proclamatoire dans sa construction du Parti des travailleurs (PT). Pierre Lambert ne veut plus d’une organisation de jeunesse indépendante et préfère un réseau Paroles de Jeunes. Lors d’un Comité central du PCI de mars 1992, une résolution exigeant la fin de l’AJR et l’arrêt de la publication du journal L'Étincelle est adoptée à l’unanimité, moins la voix d’Alexis Corbière. Quelques jours plus tard, un groupe de lycéens adhérents du PCI, publient une feuille nommée L’Étincelle du Val-de-Marne. Tous ceux qui ne condamnent pas cette publication sont exclus, dont Alexis Corbière, trois autres membres du Comité central du PCI et près de 150 militants.

En septembre 1992, à l'occasion du référendum, il mènera campagne pour le « Non au Traité de Maastricht ».

En 1993 il adhère à la Ligue communiste révolutionnaire (aujourd’hui Nouveau Parti anticapitaliste) qu’il quittera en 1997. De 1995 à 1997, il siègera au Comité central de la LCR et sera l’un des animateurs du travail étudiant de cette organisation avec Olivier Besancenot, s’investissant dans le syndicat UNEF-ID dont il sera vice-président en juin 1995 pour la Tendance Unité et Démocratie (TUD).

Parti socialiste Modifier

Le 17 février 1998, il adhère au Parti socialiste, dans la section du 12e arrondissement de Paris, pour renforcer le courant Gauche socialiste animé notamment par Jean-Luc Mélenchon qu'il a rencontré la première fois le 1996-04-022 avril 1996 au Palais omnisports de Paris-Bercy en marge d’un grand meeting réunissant Lionel Jospin, Robert Hue, Dominique Voynet et Alain Krivine.

Au PS, il participera aux courants animés par Jean-Luc Mélenchon, Gauche socialiste, Nouveau Monde ou Trait d’Union, et à la création du Club Pour la République Sociale (PRS) en 2003.

Considéré comme un « proche » de Jean-Luc Mélenchon, il sera un de ses « Conseillers techniques » de 2000 à 2001 lorsque ce dernier sera Ministre délégué à l’Enseignement professionnel.

En avril 2001, il est élu Conseiller municipal et devient Premier adjoint à la Maire du 12e arrondissement.

Il mène campagne pour le « Non au Traité constitutionnel européen » (TCE) lors du référendum du 2005-05-2929 mai 2005. De février à mai 2005, il interviendra dans des meetings pour le Non au TCE, aux côtés de Marie-George Buffet ou d'Olivier Besancenot.

En mars 2008, il est réélu Conseiller municipal du 12e et Conseiller de Paris. Il est à nouveau désigné Premier adjoint à la Maire et sera durant un an l’un des vice-présidents du Groupe socialiste et apparentés au Conseil de Paris. Dès les premières réunions, avec Danielle Simonnet, élue du 20e, ils sont en désaccord avec les autres Conseillers de Paris socialistes sur de nombreux dossiers et refusent de voter pour la privatisation de la collecte de déchets et les subventions accordées à des crèches confessionnelles. Ils rompent la discipline de vote du Groupe socialiste en votant contre publiquement. [réf. nécessaire]

Création du Parti de gauche Modifier

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En novembre 2008, au terme du Congrès socialiste de Reims, considérant que les courants de gauche du PS ont réalisé un score en recul par rapport aux deux congrès précédents, refusant de participer aux tricheries internes et analysant que le PS ne cesse de continuer sa mue en un Parti Démocrate, il quitte le PS avec ses camarades pour fonder le Parti de Gauche sous la conduite de Jean-Luc Mélenchon. L'existence du PG permettra de constituer le Front de Gauche avec le Parti communiste français et sept autres organisations dès les élections européennes de 2009 et les Régionales de 2010.

Pendant l’élection présidentielle de 2012, il fait partie de l’équipe de campagne du candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon qui recueillera 11,1 % des suffrages. Il participe notamment, avec Laurent Maffeis, à la riposte argumentaire contre le Front national[6],[7],[8].

En juin 2012, il est candidat aux élections législatives pour le Front de Gauche dans la 8e circonscription de Paris (située essentiellement dans le 12e arrondissement) qui aura le record de France de 23 candidats. (En 2007, le PCF avait obtenu 1 036 voix soit 2,25 %). Durant sa campagne il organisera notamment un débat public avec le candidat de l’UMP, Charles Beigbeder[9] (la candidate socialiste ayant décliné la proposition). Il sera battu au premier tour, obtenant 3 775 voix soit 7,8 % (en 3e position, derrière le PS et de l’UMP).

En novembre 2013, il est désigné candidat du Front de Gauche, tête de liste dans le 12e arrondissement, pour les élections municipales du 23 et 30 mars 2014.

Prises de position Modifier

Au Conseil de Paris Modifier

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Alexis Corbière demande en juillet 2010 la débaptisation du collège Vincent d'Indy (situé à Paris, dans le 12e arrondissement) qui porte le nom d'un des compositeurs français les plus significatifs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Corbière obtient finalement ce changement de nom le 12 février 2013, quelques mois après l'élection de François Hollande à la présidence de la République[10].

En septembre 2010, Alexis Corbière, et Danielle Simonnet, autre conseillère de Paris du Parti de gauche, sont opposés au protocole d’accord financier signé entre la Ville de Paris et l’UMP au sujet de Jacques Chirac entraînant que la Ville ne se porte plus partie civile dans le procès dit des « emplois fictifs de la Ville de Paris »[11]. Pour les élus du PG, ce protocole était une faute politique et la Ville de Paris aurait dû rester partie civile[12].

Il reprochera régulièrement, de 2008 à 2011, à Christine Lagarde, alors Ministre des Finances et élue UMP d’opposition du 12e arrondissement, de ne jamais venir siéger au Conseil d’arrondissement et de ne venir qu’une seule fois par an au Conseil de Paris. Il demandera régulièrement sa démission. En novembre 2010, il dénonce sur son blog un grossier photomontage publié sur la couverture d’une publication de l’UMP, où Mme Lagarde voulait faire croire qu’elle se promenait dans le 12e arrondissement alors que la photo avait été prise en Allemagne[13]. Mme Lagarde démissionnera du Conseil de Paris en 2011 pour devenir Directrice du Fonds monétaire international.

En février 2012, il votera contre le fait qu’une rue de Paris porte le nom du célèbre opposant au régime soviétique et écrivain Alexandre Soljenitsyne. Selon lui, le dissident mondialement connu n'est qu'un réactionnaire aux accents antisémites[14]. D'autre part, il ne peut tolérer que Soljenitsyne exprime des idées différentes de celles qu'avaient développées les philosophes français des Lumières, au XVIIIe siècle. Il n'accepte pas non plus que l'écrivain russe ne se sente pas en phase avec la Révolution française.

Rue Robespierre Modifier

En juin 2011, il dépose un vœu, rejeté par le Conseil de Paris (élus PS, EELV, UMP et NC voteront contre), afin qu’une rue soit attribuée à la mémoire de Maximilien de Robespierre[15], figure majeure (mais très contestée) de la Révolution française, qui inventa le triptyque : « Liberté, Égalité, Fraternité », et qui participa en même temps à la création d'un gouvernement révolutionnaire, fondé à la fois sur les principes de « terreur » et de « vertu ».

Polémique au sujet du Métronome de Lorànt Deutsch Modifier

En juillet 2012, Alexis Corbière dépose un vœu[16] au Conseil de Paris demandant que cesse la promotion municipale, sur le site de la Ville de Paris, du livre Métronome, l'histoire de France au rythme du métro parisien du comédien Lorànt Deutsch publié un an auparavant. Alexis Corbière conteste notamment le fait que le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, ait attribué à Lorànt Deutsch la Médaille de Vermeil de la Ville de Paris ; il dénonce de nombreuses erreurs historiques factuelles dans Métronome[17] et affirme que l'ouvrage propose une histoire de Paris privilégiant l’Ancien Régime et « méprisant » systématiquement les acteurs de la Révolution française et de la Commune de Paris. Lorànt Deutsch, lors de la promotion médiatique de son livre, ne se cache pas d’être royaliste et considère que « lorsqu’en 1793 on a coupé la tête du roi, on a coupé nos racines et depuis on les cherche ». Alexis Corbière désapprouve que l’auteur du Métronome soit invité dans quatorze écoles en présence d’élus parisiens et de représentants du Rectorat et que l'on fasse travailler des enfants sur la base de cet ouvrage. Lorànt Deutsch répond pour sa part que les responsables du Front de Gauche s'acharnent inutilement contre lui et ont « une vision de l’histoire très orientée », lui-même ne faisant pas de politique. Le vœu présenté par Alexis Corbière est rejeté par tous les groupes du Conseil de Paris, à l’exception du PCF/PG[18],[19].

En octobre 2012, Alexis Corbière s'en prend à nouveau à Lorànt Deutsch quand ce dernier participe à l'ouvrage de Patrick Buisson, Le Paris de Céline, consacré à l'écrivain Louis-Ferdinand Céline. En novembre 2012, lors de l’émission culturelle Grand Public sur France 2[20], Alexis Corbière s'en prend vivement à ce livre, dont il considère qu'il s'agit d'une « réhabilitation repoussante » de l’écrivain antisémite[21].

Études et diplômes Modifier

Mandats Modifier

  • 2001 – 2008 : Conseiller municipal, Premier adjoint à la Maire du 12e arrondissement
  • 2008 – 2014 : Conseiller de Paris, conseiller municipal et Premier adjoint à la Maire du 12e arrondissement
  • Siège au Groupe communiste et élus du Parti de Gauche du Conseil de Paris, présidé par Ian Brossat
  • Membre de l’Observatoire Parisien sur la Laïcité (dont la première réunion s’est tenue le 2012-11-2222 novembre 2012)

Publications Modifier

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  • « Un apartheid à la française, 10 réponses à la préférence nationale », rédigé avec François Delapierre, 1998, Éditions Bérénice
  • « Le Parti de l’étrangère, Marine Le Pen contre l’histoire républicaine de la France », 2011, Éditions Tribord
  • « Robespierre, reviens ! », rédigé avec Laurent Maffeis, 2012, Éditions Bruno Leprince
  • « Discours en Amérique latine, 1911, Jean Jaurès », Préface de Jean-Luc Mélenchon, il rédige la partie historique racontant les conditions du voyage, 2010, Éditions Bruno Leprince
  • « Encore une nuit à Paris », 1997, Éditions l’Harmattan (participe à ce recueil publiant plusieurs nouvelles dont celles de Didier Daeninckx, David Dufresne)
  • « Vote FN, pourquoi ? », 2013, Catherine Bernié-Boissard, Élian Cellier, Alexis Corbière, Danielle Floutier, Raymond Huard, , Au Diable Vauvert, 128 pages, (ISBN 10 284626466X).
  • « Lire Jaurès, 14 articles et discours sur la classe ouvrière », 2014, Éditions Bruno Leprince

Notes et références Modifier

  1. Invité de Michel Field, le Oui / non de LCI
  2. Invité des Grandes Gueules sur RMC
  3. Invité de Ruth Elkrief, BFM TV
  4. Blog politique d'Alexis Corbière
  5. Comment Collard est passé du trotskysme au marinisme, dans Marianne 2
  6. Le Parisien : Alexis Corbière, le cogneur de Jean-Luc Mélenchon
  7. Libération : Alexis Corbière, L'artilleur anti Front national
  8. Le Journal du dimanche : Alexis Corbière, le castagneur anti FN de Mélenchon
  9. Un débat républicain entre Beigbbeder et Corbière in le JDD
  10. Pourquoi ai-je demandé que l’on change le nom du Collège Vincent d’Indy ? sur le blog d'Alexis Corbière, conseiller de Paris et premier adjoint au maire du 12e arrondissement ; Le Conseil de Paris décide exceptionnellement le changement de nom d'un collège public dans L'Humanité du 12 février 2013.
  11. Intervention d'Alexis Corbière au Conseil de Paris, vidéo, 2010-09-2727 septembre 2010
  12. Interview d'Alexis Corbière dans Le Monde
  13. Christine Lagarde photoshopée
  14. Pourquoi je voterai contre une place Soljénitsyne, sur Médiapart
  15. Tribune pour une rue Maximilien Robespierre à Paris, sur jdd.fr
  16. Lorant Deutsch attaqué par les élus Front de Gauche, sur Le Figaro
  17. Ma réponse à Lorant Deutsch
  18. reportage de France 3
  19. « Lorànt Deutsch : l'offensive des communistes tourne court », Le Figaro, 2012-07-1111 juillet 2012.
  20. Grand public France 2 : Alexis Corbière désapprouve à nouveau le contenu de cet ouvrage de MM. Buisson et Deutsch, Lorant Deutsch contre-attaque
  21. Paris Céline : Une nostalgie nauséabonde du Paris collabo

Lien externe Modifier

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